Nos projets actuels

Rapport de contrôle des bordures tampons

Communiqué commun de Pro Natura et WWF Neuchâtel

Neuchâtel, le 16 décembre 2016

 

 

Du lisier dans les lisières neuchâteloises ?

Une étude de Pro Natura et du WWF Neuchâtel révèle que dans le canton, du fumier et du lisier sont épandus sur 41% des bordures tampon examinées. Les bordures tampon sont des bandes de 3 m de large entre les champs et les ruisseaux, haies ou lisières dans lesquelles l’épandage d’engrais est interdit, afin d’éviter de polluer les rivières et les forêts. Le non-respect de ces bordures tampon conduisent à des pollutions permanentes, parfois graves. Pro Natura et le WWF dénoncent cette situation et demandent que l’Etat fasse mieux appliquer la loi, dans un souci de protection de la nature et par équité pour la majorité des agriculteurs qui la respectent.

 

Ne sous-estimons pas le problème de la sur-fertilisation

Les « bordures tampon » sont des bandes de 3 m de large qui séparent les champs des forêts, haies ou ruisseaux environnants. Afin de protéger les milieux naturels contre la fertilisation excessive, les épandages de fumier et de lisier y sont interdits. Cette mesure est inscrite dans la loi. Pro Natura et le WWF Neuchâtel ont pourtant constaté que certains agriculteurs ne respectent pas cette règle dans les diverses régions du canton. Ces infractions portent gravement atteinte à la santé des milieux naturels. Une publication récente de l’OFEV (Magazine Environnement, 2/2014) montre que les forêts, sols, prairies et cours d’eau souffrent d’un excès d’azote qui perturbe leur fonctionnement et les rend plus sensibles aux aléas climatiques. Ces excès de fertilisants sont en grande partie imputable à des pratiques agricoles inadéquates.

 

Trop d’infractions autour des milieux protégés

Le résultat de notre étude est inquiétant. Sur 1047 bordures tampon recensées, 41 % d’entre elles ne respectaient pas la distance règlementaire de 3 mètres. Les bordures tampon le long des forêts et des cours d’eau sont les mieux respectées avec respectivement 40 et 38 % d’infractions. En revanche, le plus haut taux d’infractions (52 %) a été constaté autour des milieux humides, ce qui est particulièrement inquiétant quand on sait que ces milieux sont pour la plupart des marais protégés. Autour des réserves naturelles appartenant à Pro Natura, la distance légale n’est pas respectée dans 54 % des cas.

 

La loi doit être appliquée

Le respect des bordures tampon fait partie des mesures que les agriculteurs doivent appliquer pour recevoir les paiements directs, financés, rappelons-le par les contribuables. Les cantons doivent contrôler le respect de ces surfaces et punir les infractions. « Nous demandons une meilleure information, davantage de contrôles et une sanction systématique en cas d’infraction. Il s’agit à la fois de la préservation d’écosystèmes sensibles et l’équité envers les agriculteurs qui respectent la nature. Nous souhaitons vivement pouvoir relever une nette amélioration lors d’une prochaine étude », indiquent Sylvie Barbalat et Yvan Matthey, chargés d’affaires du WWF et de Pro Natura Neuchâtel.

 

Volonté de collaborer avec les milieux agricoles

Le but de notre étude est d’établir un constat et non de stigmatiser tel ou tel agriculteur. Nous avons donc présenté notre rapport aux représentants des milieux agricoles. Nous avons apprécié leur volonté d’améliorer la situation et de répondre à la presse à nos côtés.

 

Un problème plus général

Ces infractions ne se limitent pas au canton de Neuchâtel. Une étude récente réalisée par le WWF dans la vallée du Rhin saint-gallois montre que pour 43% des terres assolées examinées, la distance de sécurité avec les rivières et ruisseaux n’est pas respectée. Sur Fribourg en 2015, les infractions ont été relevées par une étude similaire de Pro Natura pour près de 60% des cas analysés. En 2012, le même irrespect des dispositions relatives aux bordures tampon a été relevé dans les cantons de Saint-Gall et des deux Appenzell : entre 57 % (SG) et 85 % (AI). Ce comportement illicite d’une partie des agriculteurs dans les cantons examinés nuit à tous les exploitants agricoles corrects respectant les règles et la nature, relèvent les deux ONG.

 

Informations supplémentaires :

Sylvie Barbalat, chargée d’affaires du WWF Neuchâtel, 032 969 26 46 (le matin), info(at)wwf-ne.ch

Yvan Matthey, chargé d’affaires de Pro Natura Neuchâtel, 032 724 32 32, pronatura-ne(at)pronatura.ch

 

Vous pouvez télécharger le rapport complet ICIpage2image11072 page2image11232

Recherche des crapauds accoucheurs sur les crêtes neuchâteloises en vue d'un plan d'action

Présentation du projet

 

Pour ce projet, nous sollicitons les promeneurs à nous transmettre toute observation lors de leurs excursions dans le cantons et en particuliers dans les secteurs signalés sur la carte ci-dessous.

 

Vous pouvez transmettre vos données par mail à : pronatura-ne(at)pronatura.ch

ou par téléphone au : 032 724 32 32 (répondeur en cas d'absence)

 

Connaître le crapaud accoucheur

 

Rapport 2015

Carte des secteurs

Restauration des habitats du sonneur à ventre jaune à Boudry et Planeyse

Les Goudebas

Révision du plan de gestion

 

Un plan de gestion existe depuis 2004 environ pour ce bas-marais. A cette même période, une étude technique a été mandatée par la section nature du service faune, forêts et nature en vue de la révision du périmètre de protection cantonale. Un plan d'affectation cantonal (PAC) devra être rédigé et mis à l'enquête publique, suivi d'un catalogue de mesures nature. L'étude technique fournit des bases importantes quant à la flore et à la faune présente.

 

En 2009-2010, Pro Natura a mis en place une digue de protection du marais contre les débordements de La Rançonnière et les apports de matériaux sur le marais.

En 2010-2012, un travail de master a été mené par M. Dylan Tatti (Université de Neuchâtel) sur la fritillaire. Il précise les conditions écologiques expliquant sa présence et sa densité sur le site en relation avec les pratiques agricoles.

 

Ces données complètent 10 ans d'entretien agricole, le suivi de la population des fritillaires et la documentation sur les changements de la végétation herbacée et des buissons. Elles offrent suffisamment d'informations pour justifier une révision du plan de gestion actuel.

 

Le but est d'établir ce document en 2016, en parallèle à la mise en place du PAC. Les objectifs nature et paysage seront précisés, confirmés ou modifiés. Nous proposerons des mesures pour le catalogue de mesures nature pour les 10 à 12 prochaines années ainsi qu'un suivi des espèces et des milieux les plus importants.

Des jardins plus favorables à la biodiversité

Des jardins plus favorables à la biodiversité

Depuis plusieurs années, les Services cantonaux romands de l'énergie et de l'environnement promeuvent une Charte des jardins. Les propriétaires et animateurs de jardins signataires de cette charte s'engagent à favoriser au mieux la biodiversité par un comportement et des choix qui rendent le coin de terre dont ils prennent soin de plus en plus naturel. Pour cela, il s'agit d'améliorer au fil du temps le jardin en visant un respect toujours amélioré de dix critères généraux. C'est un engagement moral et il n'y a pas d'inspection. Un panneau distinctif avec un hérisson et un petit oiseau peut être apposé à l'entrée du jardin concerné, montrant par-là l'orientation de celui-ci.

 

Plusieurs sections romandes de Pro Natura ont prolongé cette charte par des propositions de certification de jardins, avec des mesures précises et concrètes relatives à la promotion de la diversité de la faune et de la flore, et cela par la proposition de milieux et de diverses autres mesures qui les favorisent. L'esprit est davantage celui d'une amélioration continue des qualités naturelles des jardins que celui de la mise en avant de palmarès !

 

A son tour, le comité de Pro Natura Neuchâtel a décidé de lancer un projet dans ce domaine dès le printemps 2016. Sa forme exacte reste à définir dans les mois à venir. Nous tiendrons compte des expériences menées notamment dans nos sections soeurs de Fribourg, Jura et Vaud. Nous aimerions que la formule qui sera choisie puisse favoriser une sensibilisation de nombreuses et nombreux jardinières et jardiniers. Il serait bien aussi de susciter des échanges, des visites réciproques de jardins, des partages entre jardinières et jardiniers sur les expériences faites et les résultats obtenus, que ceux-ci soient positifs ou décevants. (Ces derniers sont parfois particulièrement instructifs) !

 

Quelques membres du comité sont d'ores et déjà prêts à participer au groupe de projet. Celui-ci est également ouvert à tout membre de Pro Natura Neuchâtel intéressé(e) à participer à son élaboration puis à s'y investir.

 

Renseignements et inscriptions auprès du sous-signé.

 

 

Michel von Wyss (michel(at)vonwyss.ch)